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J-M Bodin

Faire Front aux politiques d'austérité

Le Front de gauche avec son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, et ses candidat-e-s aux élections législatives, a l’ambition de construire une grande mobilisation politique dans le monde du travail sur la base d’exigences sociales fortes. Le «front des luttes» est composé de militantes et militants des partis constitutifs du Front de gauche, syndicaux, écologique, du mouvement associatif. Il est présidé par Marie-George Buffet.

Son objectif : contribuer au débat et à l‘action notamment sur les lieux de travail. Un appel national «pour une dynamique populaire du Front de gauche» circule, il est déjà signé par des milliers de syndicalistes et de salarié-es.

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Voeux de la cellule de Chambray

« A l’image d’autres peuples dans le monde, à nous de faire en sorte que cette année soit celle où s’ouvrent de nouveaux possibles, celle de l’unité populaire pour changer de pouvoir, de politique et de société. »

Tels sont les vœux et les engagements que le groupe des Élus Communistes et Républicains de la ville de Chambray, Jean-Michel Bodin, Conseiller Régional et la cellule du PCF de Chambray-lès-Tours vous présentent, à vous et vos proches, pour cette année 2012.

Le jeudi 19 janvier 2012 à 18h30

Salle Godefroy

Avenue des Platanes


Vous êtes cordialement invités au pot de l’amitié à l’occasion de la nouvelle année

 

Meilleux voeux 2012

Tous mes voeux, à vous et à vos proches, pour 2012.

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Tram de Tours

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Il y a quelques jours, je participais à la pose de la "première pierre" du Centre de maintenance du Tram de Tours, même si le chantier est bien avancé.

Sur 6 ha, situé au nord de la ligne, le centre de maintenance permettra l'entretien et le remisage des rames du tramway. Y seront effectuées les opérations de maintenance courante, les réparations, le lavage des rames.

Sa construction a démarré en mai 2011, la réception est prévue en mai 2012 pour la livraison de la 1ère rame en juillet 2012.

 

Cadencement et mobilité domicile-travail

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Lors de la session d’octobre, un débat sur le transport ferroviaire en Région Centre a été organisé dans l’hémicycle. Rencontre avec l’hebdomadaire La Voix du peuple.

Le ministère des transports a demandé il y a quelques mois à RFF et à la SNCF de mettre en place le cadencement. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le cadencement ?

Le cadencement est une nouvelle organisation de la circulation des trains mise en place par Réseau Ferré de France (RFF), à la demande du ministère des transports. Le cadencement des trains vise à en améliorer la fluidité sur le réseau, tout en simplifiant la conception des horaires du service annuel. Des effets positifs sont attendus pour le fret et les voyageurs : plus de trains, des correspondances plus faciles, une offre performante. Pour les usagers, cela doit signifier d’abord de nouveaux horaires qui deviendront plus simples et plus compréhensibles. Exemple: pour une ligne et une gare donnée, les départs auront lieu par exemple à 07h13, 07h43, 08h13, 08h43, etc. Autres avantages : des correspondances rendues plus fluides ainsi qu’un trafic plus intensif sur certains axes.

Pourtant, aujourd’hui, des usagers expriment leur mécontentement face aux nouvelles grilles horaires, qu’en est-il exactement ?

La mise en place du cadencement n’est pas un mauvais principe, sauf que sa mise en marche brutale, 85 % des horaires vont changer au 11 décembre 2011, se fait dans un contexte d’asphyxie et de désintégration du système ferroviaire. Le réseau classique, faute d’investissements pendant 30 ans, est fortement dégradé et n’a pas été modernisé pour répondre aux besoins actuels. Certaines lignes où circulent tous les trafics voyageurs et fret sont saturées, notamment dans les nœuds ferroviaires. La réforme Pons-Idrac de 1997 est un échec, la dette transférée à l’époque de la SNCF à RFF n’a jamais été apurée, elle est passée de 1997 à 2011 de 20 milliards d’euros à 27 mds d’€. C’est 1 milliard de frais financiers annuel pour RFF. Au nom du dogme de la soi-disant concurrence libre et non faussée le système ferroviaire est désintégré. En 10 ans, 25 000 emplois de cheminots ont disparu ce qui se traduit par la déshumanisation dans les gares et dans les trains, par des pertes de savoir-faire.

La Région peut-elle peser dans ce débat ?

Depuis 2002, et en région Centre depuis 1998, les Régions ont apporté la preuve, grâce à leur action et au professionnalisme des cheminots, de l’efficacité du transport régional de voyageurs. Malheureusement, elles sont asphyxiées par le gouvernement qui réduit les dotations, supprime l’autonomie fiscale, ne respecte pas les engagements pris dans la loi qui a conduit à la régionalisation du transport ferroviaire (loi SRU). La Région Centre a beaucoup investi dans le TER avec les résultats que personne ne conteste. Aujourd’hui, elle est confrontée à la mise en place du cadencement sans avoir pu décider ni du calendrier, ni du rythme. Le cadre est contraint, la compétence de la Région autorité organisatrice du TER est limité à la définition du niveau du service. C’est RFF qui décide des sillons, c'est-à-dire des tranches horaires dans lesquelles circulent les différentes catégories de trains en tant « qu’architecte du système ». La Région a fait le choix de la responsabilité et de la transparence, dans les délais impartis et avec les contraintes évoqués avec un objectif défendre le service public régional. Force est de constater qu’aujourd’hui, nous sommes au bout du processus et que les résultats ne sont pas au niveau de ce que la Région avait souhaité.

Dans le cadre de son SRADDT (Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire), la Région Centre a pour ambition le développement qualitatif et quantitatif de l’offre ferroviaire, avec un objectif de +50 % de fréquentation en 2020. Elle souhaite mettre en œuvre au 1er janvier 2012 une « aide complémentaire à la mobilité domicile-travail des salariés », afin de permettre, d’une part, des gains économiques individuels au regard du pouvoir d’achat des ménages et, d’autre part, des gains environnementaux collectifs. Pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne cette nouvelle mesure ?

Lors de la campagne des élections régionales en mars 2010, la majorité régionale s’est engagée à plafonner le coût des trajets « domicile-travail » à 2 euros, pour les abonnés SNCF. En effet, des milliers d’habitants de la Région Centre effectuent quotidiennement des trajets domicile – travail longs et coûteux. L’objectif de la Région est que les salariés porteurs d’un abonnement SNCF de plus de 150 euros par mois pour leurs trajets « domicile-travail » ne supportent, in fine, pas plus de 75 euros par mois, après prise en charge par l’employeur de la Prime Transport. Ainsi, le coût unitaire du trajet réellement à la charge de l’usager serait inférieur à 2 € (1,88 € précisément, sur la base d’un aller-retour quotidien 20 jours par mois (75 / (20*2)).

A qui s’appliquera cette mesure ?

La mesure s’appliquera aux titulaires d’abonnements SNCF mensuels ou annuels « domicile-travail », résidant sur le territoire de la région Centre pour tous les parcours, qu’ils soient intrarégionaux ou interrégionaux, y compris vers l’Ile-de-France. Cette mesure concernera les usagers de la Région empruntant le TER, le Transilien (hors Pass Navigo), les trains Corail Intercités, TEOZ et TGV.

Il s’agit d’un véritable gain de pouvoir d’achat pour les usagers alors ?

Oui, tout à fait. Le transport dans le budget des ménages représente un poids important, notamment pour le transport individuel dont le coût a considérablement augmenté avec la hausse du prix du pétrole. En mettant en place cette mesure, nous offrons du pouvoir d’achat supplémentaire aux usagers concernés.

 

Vélos à bord de l'Interloire

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Dans le cadre du projet La Loire à Vélo, la Région Centre en partenariat avec la Région Pays de la Loire et la SNCF expérimentent, durant tout l’été 2011, la mise en place de voitures dédiées au transport de cyclotouristes et de leur vélo sur la desserte ferroviaire Interloire qui relie Orléans à Nantes et jusqu’au Croisic.

Ce nouveau service spécifique d’accueil des vélos à bord des trains Interloire correspond à une forte demande exprimée par les utilisateurs et les acteurs touristiques. Il vient favorablement compléter le projet Loire à Vélo (25 % des touristes ont rejoint La Loire à Vélo par le train en 2010).

Du 3 juillet au 28 août 2011, toutes les dessertes Interloire sont concernées par ce service supplémentaire et unique en France afin de permettre aux cyclotouristes de voyager en toute sécurité et en toute sérénité sur cette desserte.

J'inaugurais en présence de François BONNEAU, Président du Conseil régional du Centre, Laurence EYMIEU, Directrice régionale SNCF et de l’Activité TER Centre et Pascale ROSSLER, vice-Présidente du Conseil régional ce nouveau service vélos à bord de l’Interloire en gare d’Orléans ce mardi 5 juillet.

 

Article paru dans l'hebdomadaire "La Voix du Peuple de Touraine"

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Les Régions ont massivement investi dans le renouvellement du parc de matériel roulant et elles continuent à le faire, ce qui donne aux constructeurs de la visibilité pour les années à venir.

Pour autant cette filière industrielle sur le territoire national rencontre des difficultés, notamment le tissu économique des PME-PMI qui constitue un enjeu pour l’emploi dans les territoires.

Un constat que dénonce Alain Bocquet, député du Nord, président de la commission d’enquête parlementaire sur la situation de l’industrie ferroviaire française, « le malaise est profond et si rien ne change, les problèmes risquent de se multiplier ».

Le Nord-Pas-de-Calais est la première région industrielle ferroviaire française avec 30% de l’activité nationale, rappelle l’élu.

Si les commandes de matériels se sont accrues ces dernières années, les deux responsables de Bombardier et d’Alstom ont demandé plus de lisibilité pour l’avenir.

Malgré des attributions de marché des collectivités aux deux constructeurs, ces derniers prônent la réduction des coûts face aux « difficultés » des marchés.

Une attitude qui scandalise les deux responsables syndicaux CGT qui dénoncent des choix purement financiers. Bernard Devert, membre du bureau de la fédération CGT de la métallurgie, propose que les régions puissent intégrer dans leur contrat avec les constructeurs une close de « mieux-disant » notamment sur l’obligation de construire en France. Pour lui, il n’y a pas de difficultés, les constructeurs se portent bien et réalisent des bénéfices. Les sous-traitants sont victimes des pratiques des grands groupes qui tirent au plus bas les prix.

Il devient urgent de répondre à la nécessité que le réseau de sous-traitants soit associé aux marchés publics décrochés par ces constructeurs.

La constitution d’un pôle industriel ferroviaire a été avancée. Un pôle qui proposerait « une offre globale dans l’étude, la construction ferroviaire, la maintenance de tous types de wagons y compris de fret». Marie-France Beaufils, sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps suggère que cette filière industrielle se structure géographiquement en considérant que sa ville, qui accueille déjà des activités industrielles ferroviaires, peut en recevoir d’autres avec l’avantage de pouvoir mettre à disposition un site embranché. Par ailleurs, elle regrette l’arrêt du service wagons isolés considérant que c’est une « faute lourde ». Ce pôle pourrait se développer pour l’activité ferroviaire « voyageur ».

 

Article paru dans l'hebdomadaire "La Voix du Peuple de Touraine".

A l’initiative de Jean-Michel Bodin, vice-président de la région Centre chargé des transports, les 7èmes rencontres du transport régional se sont déroulées ce mercredi 4 mai au Vinci.

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Ce fut l’occasion pour l’élu de rappeler en introduction des débats la place importante qu’a pris le transport régional de voyageurs dans la vie quotidienne des concitoyens et les politiques de développement et d’aménagement du territoire.

« C’est l’un des actes majeurs de la décentralisation » estime le Président de ces Rencontres, se félicitant de l’essor spectaculaire des trafics grâce aux investissements colossaux des Régions qui y consacrent en moyenne « plus de 20% » de leur budget.

D’ailleurs ce bilan positif n’est contesté par personne, « même pas par les chantres du libéralisme » affirme Jean-Michel Bodin.

Pour autant, tout n’est pas rose. Jean-François Troin, responsable régional de la Fédération des Usagers des transports évoque les trains supprimés ou en retard, les voitures surchargés le week-end, le manque d’entretien des rames, les correspondances mal organisées…

Les conséquences, selon Gilbert Garrel, Secrétaire général de la Fédération CGT des cheminots, du démantèlement de l’entreprise publique SNCF qui prépare l’ouverture à la concurrence. « Depuis 2002, prés de 25000 emplois de cheminots ont été supprimés » dénonce t-il.

Une ouverture à la concurrence qui ne va rien régler, selon Jean-Michel Bodin, dont les exemples à l’étranger ne sont pas concluants.

Claude Solard, directeur de l’activité TER de la SNCF, n’a pas « d’avis » sur l’ouverture à la concurrence, mais précise que son entreprise doit être « prête » en cas de choix entre un appel d’offre ou un contrat de service public qu’aura fait l’autorité organisatrice.

En effet, « aucun règlement européen oblige l’ouverture à la concurrence » comme le précise Patrick Le Hyaric, député européen, c’est bel et bien un choix politique du gouvernement.

L’amélioration de la qualité de service ne repose pas seulement sur la notion de service public. Le renouvellement du matériel est également une des questions clés. Or, les régions qui investissement massivement dans le matériel roulant subissent la baisse de leurs ressources du fait de la réforme des collectivités locales et de la baisse des dotations.

« Les régions ne peuvent plus lever l’impôt » dénonce le Vice-président Europe Ecologie Les Verts de Franche-Comté. « Comment croire qu’il ne serait pas possible de financer les politiques publiques parce qu’il n’y aurait plus de moyens financiers, sans évoquer le rôle du système bancaire ? » s’interroge Jean-Michel Bodin.

Une proposition est faîte du Vice-président EELV d’augmenter la TIPP (Taxe Intérieur sur les Produits Pétroliers). Cette solution « laisserait peser l’effort sur le contribuable » rappelle un certain nombre d’élus. Une autre hypothèse, plus juste celle-ci, serait d’étendre le Versement Transport (VT) aux régions. Le VT est un impôt payé par les entreprises qui permet actuellement de financer les transports urbains. Ce VT pourrait être élargie aux régions pour permettre un financement pérenne du Transport régional.

 

Notre pays et son peuple traversent une période où tout semble dériver, comme une sorte de fatalité. Le monde et la planète subissent comme beaucoup d’êtres humains les méfaits d’un capitalisme qui détruit les hommes et la nature. La guerre directe ou indirecte nous est présentée comme la seule solution, c’est le temps de la parole des armes avec ses drames plutôt que celles des humains entre eux.

L’ONU elle-même permet des expéditions punitives ou de « libération » des peuples en s’accommodant des raisons invoquées d’aide humanitaire. Il y a dans ce monde des résolutions de l’ONU qui devraient être appliquées et d’autres, comme celles concernant les droits du peuple palestinien d’avoir son Etat qui ne présenterait pas les mêmes exigences de mise en œuvre.

Notre pays est entraîné sans concertation et débats dans la course à la guerre dont N. Sarkozy se fait le champion en balayant nos traditions, nos valeurs républicaines et de paix. Notre France va mal, le pouvoir en place, Sarkozy en tête, s’acharne pour donner au MEDEF, aux entreprises du CAC40, à la spéculation financière tous les atouts pour poursuivre leur œuvre destructrice, en remettant même en cause des droits fondamentaux ainsi que les services publics qui sont particulièrement visés. Le pouvoir fait tout pour offrir aux prédateurs de l’économie le maximum d’éléments pour poursuivre et amplifier leur œuvre, … jusqu’ou ?

Les services publics sont dans le collimateur des idéologues libéraux, il faut « ouvrir » à la concurrence « seul » choix d’actualité qui serait, nous dit-on, le seul moyen de sauver l’économie !

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Le cas des transports en France et en Régions est particulièrement significatif, niant la réalité d’un système TER qui a fait ses preuves depuis maintenant 10 ans. Développement de l’offre, modernisation des matériels, de la tarification, aménagement des gares, bref, tous les éléments d’une efficacité du transport public TER en région sont bien une réalité qui démontre que l’avenir du développement du transport public peut se construire avec efficacité.

Poursuivre la mise en œuvre de ces choix de services publics est un défi face au capital, à celles et ceux qui veulent tout marchandiser.

Le transport public, son développement pour faire face aux enjeux, a besoin de l’engagement des citoyens, des salariés, des utilisateurs d’aujourd’hui et de demain pour relever le défi. C’est le sens des 7èmes rencontres nationales du transport régional qui se tiendront à Tours le 4 mai prochain.

Rassembler tous les acteurs, tirer les enseignements de ce qui se passe, travailler les questions de l’avenir est à nouveau à l’ordre du jour de cette journée qui verra se croiser, se confronter des choix, des options stratégiques.

Chacune, chacun est invité à y prendre sa place, citoyens, élus, syndicalistes, responsables d’associations pour non seulement sauver, mais moderniser et développer le service public.

 

Contribution parue dans l'Huma

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Les récents évènements dans les transports ont montré avec cruauté les limites du système en place, qui petit à petit « démonte » le service public.

Fallait-il cet évènement du train Strasbourg-Port-Bou pour mettre en lumière l’aberration des thèses en vogue au gouvernement sur le libéralisme et la concurrence qui seraient fondateurs d’un nouveau progrès ; peut-être ! Pourtant ce début de prise en mains par les usagers gronde partout sur le territoire tellement les difficultés de circuler s’amoncellent face au besoin de déplacement.

Dans toutes les régions, et dans la mienne aussi, nous n’avons cesse d’alerter le gouvernement, la SNCF et ses premiers dirigeants que le système déployé, mise en concurrence, fractionnement des activités, diminution d’effectifs (moins 25 000 cheminots depuis 2002) rentabilité comme critère de fonctionnement, flux tendu, manque d’entretien des infrastructures et des matériels, tout cela fait le cocktail explosif qui se prépare dans les territoires.

A l’envers de l’expérience, des besoins, des prises de conscience et des aspirations de nos concitoyens, le gouvernement contraint la SNCF à accentuer une descente aux enfers catastrophique.

Il faut savoir que cette dernière a versé en dividendes 50 M€ au titre de l’année 2010.

Il faut savoir aussi que la SNCF a un plan d’économie d’ici 2015 d’un montant de 4 milliards d’€ dont 554 M€ pour 2011. Tout cela rentre en opposition avec les objectifs annoncés récemment par le Président de la SNCF.

J’exprime très souvent le fait que le seul service public qui s’est développé ces dix dernières années, c’est le TER dans les régions.

Chaque année, « Les Rencontres de Tours » (dont la 7ème édition se tiendra le 4 mai) consacrées au TER et aux transports en commun en général dans les régions marquent cette particularité. Nous avons fait l’expérience que le recul du service public dans le domaine n’était pas une fatalité mais le résultat de choix politiques précis avec un objectif : marchandiser les transports, faire de l’argent sur le dos des habitants et des territoires. Il suffit de voir le budget de la France consacré au transport qui est inférieur à nouveau à celui de l’année précédente.

D’une spirale de déclin, nous sommes passés à un cercle vertueux par des choix de progrès, d’efficacité économique au service des populations.

Des exigences fortes apparaissent :

Premièrement, faire un bilan de 10 ans de décentralisation du TER au niveau des Régions sous forme d’un débat national y compris jusqu’au législateur.

Deuxièmement, en situant les atouts du TER au regard du Grenelle et des objectifs annoncés, lancer une réflexion incluant les usagers et les citoyens sur les moyens financiers à mettre en œuvre. __ Troisièmement,__ l’Etat doit apurer la dette de RFF (28 milliards d’euros dont les intérêts pèsent sur le budget de RFF) pour répondre aux besoins en matière de régénération et de modernisation des infrastructures. (L’Audit de l’école Polytechnique de Lausanne avait été révélateur)

Quatrièmement, mettre à niveau les dotations de l’Etat aux Régions pour développer l’offre TER et acheter du matériel roulant en conséquence, ce qui permettrait de renforcer la filière industrielle dans le domaine ferroviaire.

Cinquièmement, redonner à la SNCF les capacités d’actions avec l’embauche de cheminots, remise en marche performante de l’entreprise tels sont, à mon avis, les sujets à soumettre au débat et à l’action publics.

Sixièmement, apparait aujourd’hui à beaucoup la nécessité que les deux entités SNCF/RFF n’en fassent plus qu’une pour répondre aux besoins de service public d’efficacité environnementale et favoriser les synergies nécessaires au développement. C’est un objectif que la gauche devrait se fixer comme une priorité en cas de victoire en 2012.

La situation d’aujourd’hui marque l’urgence d’une mobilisation citoyenne sur ces sujets qui sont en même temps le quotidien et l’avenir ! Est-ce possible ? Je le pense !

La disponibilité des citoyens, des usagers, des associations, des syndicats, des élus dans les territoires offre cette possibilité de poser en grand ces questions et surtout en construisant des choix neufs pour un service public d’aujourd’hui, toujours mieux tourné vers la réponse aux besoins des populations et des territoires, forgeant aujourd’hui les territoires de demain.

 

Vers un nouveau siècle d'émancipation

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Les Organisation Syndicales sont les acteurs avec les salariés et l’opinion publique du mouvement social sur les retraites.

Au-delà des retraites se trouvent posée de nombreuses autre questions, celle de la justice sociale, de la répartition des richesses dans le pays, celle du rapport entre les âges…

Nous sommes conscients que le mouvement syndical ne peut à lui seul résoudre ces questions. Ce mouvement pose la question de l’alternative politique.

Les questions de l’immigration, des droits de l’homme, l’aide humanitaire constituent des sujets de société important.

Nous sommes convaincus que nous pouvons faire bouger les lignes, ce qui rend plus incontournable cette question de l’alternative.

Un projet de cette nature se construit dans l’échange avec les Forces politiques, syndicales et associative, l’opinion publique dans le respect des spécificités et des expériences de chacun.

A l'occasion des 90 années d’existence du Parti Communiste Français, Pierre LAURENT, secrétaire national du PCF, débattra avec les organisations syndicales à Tours le 22 janvier 2011.

 

Meilleurs voeux pour 2011

Je souhaite à tous ceux qui viennent me lire sur ce blog une belle et heureuse année 2011 faite de combats émancipateurs.

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Prendre notre avenir en mains

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Moment fort à tous points de vue que ce rendez-vous pour célébrer le siècle des ateliers ferroviaires de Saint-Pierre-des-Corps.

Moment intense que celui accordé à la lutte des « Cadoux » avec la présence des acteurs de cette lutte magnifique qui permit non seulement de réparer une injustice mais surtout de « sauver » le potentiel des ateliers.

Cette lutte du quotidien portait en elle des perspectives d’avenir, qui donc aujourd’hui conteste l’intérêt du Technicentre ?

Construire des réponses d’avenir en traitant le quotidien, c’est aujourd’hui cette même exigence qui est posée pour construire un service public « moderne », c'est-à-dire à la hauteur des besoins des populations.

Nous avons conscience des objectifs du gouvernement et du capital qui visent à marchandiser toutes les activités publiques. La SNCF est au cœur de ce cyclone qui détruit jour après jour l’efficacité du travail, qui accentue les difficultés des usagers.

La question aujourd’hui n’est pas de moins de services publics, mais de plus de politiques publiques au service de la population et de la nation.

L’expérience faite dans les régions et dans la nôtre montre que des avancées peuvent exister.

Personne ne peut contester que le secteur du TER est le seul service public qui s’est développé dans les dernières années. Cela grâce aux choix des majorités de gauche avec l’apport des élus communistes dans les régions, grâce aux moyens financiers dégagés très souvent de manière volontariste. C’est aussi grâce aux choix de favoriser l’intervention citoyenne comme j’ai pu le faire en mettant en place 17 comités de ligne, qui sont des espaces de construction, d’élaboration, de mise en œuvre de choix nouveaux, de promotion des services publics.

La question est de savoir si l’argent public sert l’intérêt général en l’occurrence le droit au transport, la cohésion sociale et territoriale, le développement et l’aménagement durable du territoire ou sert les plus fortunés et les marchés financiers.

C’était le sujet majeur aux ateliers SNCF de Saint-Pierre-des-Corps. Par la décision politique du ministre Charles Fiterman, en écho à l’action menée par les salariés et les populations, la démonstration a été faite que les choses peuvent changer, que rien n’est écrit à l’avance, que l’avenir est dans nos mains.

N’est-ce pas cette question qui est posée aujourd’hui ?

 

Ce que la gauche dervra faire !

gauchefaire.jpg La droite et le MEDEF réunis, c’est la remise en cause des retraites, les propos et les actes xénophobes, la mise sous tutelle des collectivités locales, les attaques contre nos principes républicains, le mépris des citoyens,

Il faut construire une alternative à gauche pour un véritable changement, c'est l’affaire de tous les citoyens !

Les communistes de Chambray proposent de vous rencontrer pour échanger, pour définir ensemble des modalités et des thématiques, pour débattre du contenu de l’alternative que la gauche devrait mettre en œuvre.

Mercredi 1er décembre, salle Godefroy à Chambray-lès-Tours à 20h30


Télécharger le carton d'invitation

 

Ligne Sully-Aubigny : mise au point

ter-centre.jpgM. FROMION, Député-maire d’Aubigny, dans un article paru dans la presse régionale le 27 octobre 2010 dilue les responsabilités sur la décision de fermeture du tronçon de ligne entre Sully-sur-Loire et Aubigny.

Il est important de rappeler que la ligne Orléans-Sully-sur-Loire-Aubigny est propriété de l’Etat, qui en délègue la gestion à Réseau ferré de France (RFF) dont il est l’unique actionnaire.

Il est également important de préciser que RFF agit avec les moyens financiers de l’Etat. Un budget en constante régression chaque année que vote M. Fromion, au titre de Député.

Par ailleurs, les infrastructures ferroviaires font l’objet d’investissement pour leur rénovation et leur modernisation dans le cadre du Contrat de projets Etat/Régions (CPER) 2007-2013. En région Centre un montant de 30 millions d’euros a été programmé pour la remise à niveau des lignes dites « de fret de proximité ».

La Région Centre contribue à hauteur de 13,5 M€, l’Etat participe à hauteur de 9 M€ à ce programme, le reste sera financé avec la contribution des fonds européens (FEDER). La Région Centre finance donc ce projet à hauteur de 45 % du montant global, cela montre l’intérêt qu’elle porte au fret ferroviaire alors que sa responsabilité se limite au transport régional de voyageurs.

Ces 30 millions ne suffisent pas à la remise en état de l’ensemble des lignes sur le territoire régional, compte tenu de leur vétusté. RFF a donc proposé des priorités en fonction du trafic existant et prévisible dans les prochaines années, ce qui a conduit à retenir pour le périmètre des études : Orléans-Sully, Orléans-Pithiviers, Châteauroux-Buzançais, La Guerche-Marseilles les Aubigny.

S’agissant du tronçon Sully-Aubigny, sa fermeture est en totale contradiction avec les objectifs du Grenelle de réduire les gaz à effet de serre dans les transports. L’Etat aurait pu, comme l’avait demandé la Région, intégrer ce financement complémentaire dans le cadre de son plan de relance. Et aujourd’hui, l’Etat peut décider de revoir à la hausse sa contribution au financement des projets du volet ferroviaire du CPER 2007-1013 dont la révision à mi-parcours est engagée. En effet, il est utile de rappeler que pour ce volet ferroviaire d’un montant total de 256,4 millions d’euros, la Région apporte 142 M€ alors que l’Etat ne contribue qu’à hauteur de 85 M€.

 

Nouvelle journée de mobilisation ce samedi

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Nous avons été des millions dans la rue à dire NON à cette réforme des retraites, à demander, avec les syndicats, l’ouverture de négociations. Face à quoi, la seule réponse du gouvernement a été la surdité, l’arrogance et le déni.

Ce 6 novembre, une nouvelle fois, nous sommes déterminés, salariés du privé comme du public, à refuser la réforme des retraites Sarkozy-Fillon. RDV fixé à 15h00 Place de la Liberté à Tours.

 

L'écho de Chambray

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Retrouvez le petit journal du mois d'octobre édité par les communistes de Chambray.

L'écho d'octobre

 

Hold-up sur les organismes HLM

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Alors que la crise du logement en France atteint un niveau sans précédent, que notre pays compte plus de 3 millions de mal-logés et que la part du logement dans le budget des plus modestes explose, le Gouvernement, une fois de plus, préfère satisfaire les intérêts des plus riches et des plus ultra-libéraux du pays.

Ainsi, le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu a annoncé lors du dernier congrès de l’USH (Union Sociale pour l’Habitat) à Strasbourg de ponctionner de 2 à 2,5% sur le budget des OPAC pour renflouer le budget de l’État, soit 340 millions par an sur les trois prochaines années.

En réalité, en diminuant drastiquement les moyens pour le logement social, l’Etat condamne la construction de nouveau logement, l’amélioration et la rénovation des habitats. Tout en « siphonnant » les fonds des bailleurs sociaux, l’Etat va également pénaliser une nouvelle fois le pouvoir d’achat des locataires. En effet, afin de combler le budget des OPAC, le gouvernement préconise l’augmentation des loyers.

A cette situation scandaleuse et honteuse, il y a encore un mauvais coup en projet dans les tiroirs. Une modification de la TVA sur les gros travaux qui passerait de 5,5% à 19,6%. Ce choix, s’il était confirmé, aurait un impact fort sur l‘emploi et les travaux à réaliser.

Ce sont de nombreux travaux remis à plus tard et de nombreuses entreprises du bâtiment fragilisées.

Le Gouvernement doit revenir sur ces projets.

 

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Samedi 9 octobre, l’opération « Les Rendez-vous de la mobilité » s’est arrêtée dans le département de l’Indre et Loire, entre Tours et Chinon.

Cette journée fut un grand succès puisque la SNCF s’est vue obligée de rajouter des rames supplémentaires.

Initiés par la Région Centre, les voyages en TER ont été entièrement gratuits toute la journée entre les deux villes. Le public a pu aller découvrir par ailleurs la Forteresse royale de Chinon restaurée grâce au Conseil général d’Indre et Loire et avec le concours de la Région Centre à tarif réduit.

En gare de Chinon, des animations ont été proposées aux petits et aux grands. Ces « Rendez-vous » sont l’occasion pour de nombreuses familles de découvrir les TER.

Alors que cette ligne n’avait « pas d’avenir » dans les années 80, la modernisation et le renouvellement des voies avec des investissements importants de la Région a permis de développer cette ligne a vocation périurbaine. En 2009, le trafic de cet axe a progressé de 2% alors que la moyenne du TER Centre était à 1,9%.

Preuve s’il en est que le rail a encore de l’avenir !

 

L’étoile ferroviaire de Tours dans 20 ans

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L’étoile ferroviaire de Tours, avec ses huit branches, est un potentiel important. Les huit lignes desservent une quarantaine de gares et haltes ferroviaires sur le périmètre du département.

Aujourd’hui, les questions soulevées par l’évolution des besoins de mobilité et l’étalement urbain nécessitent une vision et une démarche d’avenir pour les 20 prochaines années.

C’est dans ce sens que je tenais une conférence de presse ce mardi 05 octobre à Tours.

Devant la presse, j'ai présenté la commande d’une étude par la Région sur le développement de l’étoile ferroviaire. Cette étude s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT).

Cette étude doit permettre de mettre en lumière les potentiels de voyageurs sur les axes ferroviaires de l’étoile ainsi que les impacts techniques et financiers des différents choix de dessertes.

Les besoins en développement ferroviaire sont de plus en plus grandissants. Un seul exemple. Avec l’électrification de Tours-Vierzon et la mise en place d’une desserte péri-urbaine entre Tours et Bléré, inaugurée en septembre 2008, près de 1 000 voyageurs par jour sont enregistrés sur cette ligne. La desserte sature d’ailleurs aux heures de pointe. C’est la démonstration que le transport ferroviaire a de beaux jours devant lui.

Ces perspectives sont bien entendu au cœur de l’intermodalité avec le tramway dont la mise en service est prévue en septembre 2013.

A l’issu de cette étude, qui doit être achevé au début de l’année 2012, la Région Centre analysera les différents scénarios proposés à la fois sur les plans techniques et financiers. L’objectif étant d’inscrire les projets avec l’Etat dans le cadre du prochain Contrat de Plan.

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